Siguiri, Région de Haute-Guinée

Statut : République Superficie : 245 857 km²
Population : 10 324 025 habitants
Densité : 41.99 habitants/km2
Capitale : Conakry
Principales villes : Kankan, Labé, Nzerékoré
Langue officielle : Français
Langues parlées : Fulani, Maninka, Susu, Kissi, Kpelle, Toma
Religions : Islam (85%), christianisme (8%), animisme (7%)
Population (2010) 10 324 025 habitants Taux de croissance annuel 2.650 %
PNB (2008) 4.92 milliards $USD
PNB/habitant (2008) 513 $USD
Croissance du PNB (2008) 9.33 %
PIB (2008) 4.52 milliards $USD
PIB/habitant (2008) 439 $USD
Croissance du PIB (2008) 1.80 %
Espérance de vie (2010) 57.60 ans
Taux de natalité (2010) 37.21 ‰
Indice de fécondité (2010) 5.15 enfants/femme
Taux de mortalité (2010) 10.72 ‰
Taux de motalité infantile (2010) 63.09 ‰
Taux d’alphabétisation (2003) 29.50 %
Indice de développement humain : 0, 344/1.0 (Classement PNUD, 2011) : 176ème / 185
Indice de performance environnementale (IPE 2010) 44.4 (rang : 137/164)
Fête nationale : 2 octobre
http://www.populationdata.net

 

Siguiri

La préfecture de Siguiri est située à 798 km de Conakry, la capitale de la Guinée. À 133 km de Kankan, le chef lieu de la région administrative, et à 212 km de Bamako (Mali). Elle englobe la commune urbaine de Siguiri et 12 communautés rurales de développement et 129 districts. Elle est limitée au Nord et l’Est par le Mali, à l’Ouest par la préfecture de Dinguiraye et de Kouroussa et au Sud par la préfecture de Kankan et de Mandiana. Siguiri a une population de 337 393 personnes(recensement de 2003).

La région de Siguiri est une zone de savane arborée et arbustive où est pratiquée l’agriculture itinérante et l’élevage extensif au bord du fleuve Niger. Le climat est tropical sec avec deux saisons : des pluies faibles et des températures très élevées, le vent l’harmattan ramène cependant les températures de 40°C à 25o°C.

L’exploitation de l’or est la première activité pour 80% de la population rurale et pour 50%  de la population de la ville et donc la première source de revenus monétaires de la région avec  un revenu de 8 à 10 milliards de FG par semaine. L’or de Bouré est réputé pour être l’un des  meilleurs du monde. Il fut l’objet d’un commerce florissant pendant le Haut moyen Age à  destination des cités caravanières de Tombouctou, du Maroc, l’Egypte, et de l’Espagne.

Mais cette exploitation aurifère, malgré sa place dans la vie économique, a des conséquences sur la société et sur l’environnement :

Sur le plan social, elle entraîne la déperdition des enfants (non-scolarisés et travaillant dans les mines à partir de 8ans) et des femmes (divorces pratiques appelés « Foudoukoudou Ni » ou mariage de courte durée : certaines femmes quittent leur mari pour des miniers pour une période saisonnière). Ces pratiques influent sur la propagation des MST, sur la consommation abusive de drogues et sur l’augmentation de la criminalité.

Sur le plan environnemental, les centaines de puits jamais refermés sur de grandes superficies diminuent les surfaces cultivables. Des champs de riz, de maïs ou de mil sont transformés en mine d’or. L’élevage des bovins est touché par le manque de paturages, par les chutes dans les puits et par le vol de bétail.  On assiste à une perturbation de l’écosystème.

Les jeunes abandonnent les écoles, les métiers, les cultures au profit des mines, car le gain est immédiat, même si derrière, il n’y a presque aucune perspective d’avenir.

La deuxième activité est l’agriculture, favorisée par l’existence de plaines destinées à la culture maraîchère. Les principales cultures sont le riz, le manioc, les arachides, le mil, le sorgho, les patates douces, les ignames et le maïs. Actuellement, la région connaît un essor dans la production de coton, avec la mise en place d’une nouvelle usine d’égrenage de coton par la compagnie guinéenne de coton.

Le commerce des produits locaux ne représente que 15% du revenu économique de la région  de Haute-Guinée.

La principale ethnie est celle des Malinkés et la principale religion est l’Islam. Cette région  est très riche en traditions.

Le patrimoine culturel de la Haute Guinée est très riche. On y trouve le fleuve Niger et ses pirogues, la Mosquée d’Elhadj Oumar Tall (à Dinguiraye), le Sosso Bala de Niagassola, balafon sacré du roi Soumaoro Kanté, classé récemment par l’Unesco dans le patrimoine mondial, le livre « l’Enfant Noir » de Camara Laye, célèbre écrivain originaire de Kouroussa, Guinée.

La charte de Kouroukan Fouga qui régissait l’organisation sociale de vie du grand ensemble mandingue (en 1236) :

  • article 9 : L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous

  • article 16 : Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être associées à tous nos Gouvernements.